La Musica deuxième

texte Marguerite Duras | mise en scène Philippe Baronnet
avec Vincent Garanger, Nine de Montal

CRÉATION JANVIER 2017
du 6 au 27 juillet 2018 Le 11 • Gilgamesh Belleville, Festival d’Avignon OFF

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Le théâtre de Duras se compose « de riens qui font un tout ». Cette difficulté d’interpréter ces riens est ici transcendée par une mise en scène inventive et deux comédiens qui se livrent à un magnifique duel verbal de haute volée. On vibre, on souffre, on frémît avec eux, et on ressort groggy.
La Provence

Les deux acteurs, toute en fragilité retenue, émeuvent. Le relief des mots de Duras est révélé [et sa] musique résonne avec une étonnante simplicité. La Musica deuxième est une partition de l’infime et de l’intimité, composée de subtiles variations, dont les deux interprètes sont les instruments. IO Gazette

Sur le fil, la musique de l’échange donne l’impression d’être écrite dans l’instant. A travers ce que les deux comédiens restituent, c’est toute l’attention que le metteur en scène Philippe Baronnet porte à la direction d’acteurs qui se fait entendre. M La Scène

Habités par la musique du texte, Vincent Garanger et Nine de Montal jouent Duras, dans l’ambiguïté du mot. Duras qui parle comme elle écrit alors que tant d’autres écrivent comme ils parlent.. […] Écriture théâtrale par excellence puisqu’elle laisse le spectateur deviner ce qui est tu. Madinin’Art


 

« Ce sont des gens qui ont habité Évreux au début de leur mariage, et s’y retrouvent, dans un hôtel, le jour où leur divorce est prononcé. Dans la première partie de la nuit, leur ton est celui de la comédie, de la dispute. Dans la deuxième partie de la nuit, non, ils sont revenus à cet état intégral de l’amour désespéré, voix brisées du deuxième acte, défaites par la fatigue, ils sont toujours dans cette jeunesse du premier amour, effrayés. » Vingt ans après La Musica, Marguerite Duras mène la pièce jusqu’à son achèvement.

La Musica deuxième est ce texte simple, sur l’amour, une matière qui s’incarne pleinement. Les explosions y sont souvent sourdes, les gestes ténus, les cris étouffés et le moindre changement de regard peut être une révolution. Comment rendre compte de ces détails sur un plateau de théâtre ? Philippe Baronnet propose ce spectacle dans une très grande proximité avec le public, en immersion totale. Il en existe deux versions : une destinée aux scènes, une autre dans les restaurants, halls d’hôtels, lieux de passage… Épurée, la mise en scène accompagne les deux comédiens afin qu’ils inventent chaque soir le désir, le trouble, la mélancolie. Au plus profond de la nuit, seules comptent leurs présences et la musique de Duras.


mise en scène Philippe Baronnet | scénographie Estelle Gautier | lumière Lucas Delachaux | son Julien Lafosse | production Jérôme Broggini

coproduction Le Préau Centre dramatique de Normandie – Vire avec le soutien du Ministère de la culture et de la communication–DRAC de Normandie, de la région Normandie et du département du Calvados

depuis sa création…
25, 26, 27 janvier 2017 Le Préau Centre dramatique de Normandie – Vire
21, 22 mars Scène nationale 61 – Alençon
27, 28, 29 mars, 6, 7, 8 avril Le 100 – Établissement culturel et solidaire de Paris 12ème V
30 novembre Théâtre L’Arsenal, Val-de-Reuil
5 décembre Théâtre des Halles, Tessy-Bocage
7 décembre Salle Rocton, Domfront-en-Poiraie
8 décembre Salle Campeaux, Souleuvre-en-Bocage
12 décembre Salle Saint-Fraimbault, Passais-Villages
du 6 au 27 juillet 2018 Le 11 • Gilgamesh Belleville, Avignon

DISPONIBLE EN TOURNÉE